Clementine d'Edimbourg
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Le Blog de Clémentine

Les histoires d'Edimbourg

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LES BÂTIMENTS INCONTOURNABLES D’ÉDIMBOURG

11/2/2026

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 Édimbourg compte plus de bâtiments classés que n’importe quelle autre ville au monde.
La ville recense plus de 4 500 bâtiments protégés. Environ 75 % des bâtiments de la Vieille Ville, de la Nouvelle Ville et de Dean Village présentent un intérêt architectural ou historique particulier et sont d'ailleurs tous des sites classés au patrimoine mondial de l'UNESCO. 

Ce n'est donc pas étonnant que la ville soit si magnifique à découvrir le temps d’un court séjour ou lors d’un grand périple en Écosse.

LE CHÂTEAU D’ÉDIMBOURG
Perché sur son rocher, il domine la ville de toutes parts. Il se visite bien sûr mais on peut aussi simplement tout simplement l’admirer de loin. Voici mes spots stratégiques :
  • le cimetière de St Cuthbert
  • la terrasse du Cold Town House sur Grassmarket
  • la terrasse du Johnnie Walker Experience ou le café de la librairie Waterstones sur Princes Street

Et voici mon top 10 de bâtiments/rues préférés: 
  • ASSEMBLY HALL
  • LADY STAIR'S HOUSE (Musée des écrivains)
  • GLADSTONE'S LAND
  • ST GILES CATHEDRAL
  • JOHN KNOX HOUSE
  • LE TOLBOOTH de Canongate
  • WHITE HORSE CLOSE
  • LE PALAIS D'HOLYROOD
  • LE SCOTT MONUMENT
  • MORAY PLACE

​La plupart se trouvent dans la Vieille Ville et le long du Royal Mile — vous pouvez presque tous les voir en une seule balade !

Côté Nouvelle Ville, en chemin vers Dean Village ou Stockbridge, ne manquez pas le dernier de ma liste, Moray Place, avec son impressionnante rangée continue de maisons si élégantes et harmonieuses.

Je n’ai pas cité volontairement de rues… comme Victoria Street et sa sœurette Cockburn Street.

Et on grimpe sur Arthur’s Seat ou Calton Hill pour profiter de vues spectaculaires sur toute la ville !

Et si vous avez envie de découvrir Édimbourg avec moi, je passe devant la majorité de ces lieux lors de mes visites guidées — je vous emmène ?
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LE PETIT JOUEUR DE CORNEMUSE

31/1/2026

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J’étais sur le Royal Mile hier soir tard et cela m’a donné envie de vous parler du petit joueur de cornemuse.

C’est l’une des histoires de fantômes les plus connues et les plus appréciées d’Édimbourg. Il en existe de nombreuses versions et voici la mienne.

Autrefois, au cœur du château d’Édimbourg, se dressait une tour aujourd’hui disparue : la tour de David.

Un jour, des soldats découvrirent l’entrée d’un souterrain sous la tour. La nouvelle se répandit rapidement dans tout le château et dans la ville. Tout le monde voulait savoir ce qui se cachait dans ce tunnel et surtout... où il menait.

On racontait qu’il y avait un passage perdu reliant le Château au Palais de Holyrood, sous le Royal Mile, afin de permettre aux rois et aux reines de s’échapper en cas d’attaques (qui arrivaient souvent).

Mais il y avait un problème : l’ouverture du tunnel était trop étroite pour qu’un adulte puisse s’y glisser. On décida alors d’envoyer un petit joueur de cornemuse qui travaillait au château.

On lui demanda d’entrer dans le passage avec sa cornemuse et de jouer sans s’arrêter, afin de pouvoir suivre le tracé du souterrain grâce au son de la musique.

Le plan sembla fonctionner à merveille. Une petite foule descendit le Royal Mile, suivant la mélodie de la cornemuse qui résonnait sous leurs pieds.

Puis, soudainement, près de Tron Kirk, au milieu du Royal Mile, le son s’arrêta brusquement.
Plus de musique.
Plus aucun bruit.
Ce fut le silence.

Les gens appelèrent le garçon, attendirent longtemps…Certains retournèrent en courant au château pour vérifier s’il était ressorti mais les soldats qui gardaient l’entrée confirmèrent que non.

On agrandit finalement l’entrée du souterrain pour explorer l’intérieur. Mais à leur grande surprise, il n’y avait pas de long tunnel : seulement une grande salle vide sous le château. Aucune autre sortie. Aucune trace du garçon.

Le petit joueur de cornemuse avait disparu à jamais.

Depuis ce jour, certains affirment qu’on peut encore entendre, tard dans la nuit ou tôt le matin, un faible son de cornemuse provenant des profondeurs de la ville sous le Royal Mile… comme si le garçon jouait encore, perdu quelque part dans l’obscurité.

Voilà. Alors, j’ai bien écouté hier mais je ne l’ai pas entendu alors j’ai fait cette petite vidéo et j’y ai ajouté un léger son de cornemuse. 

Vous venez bientôt à Édimbourg ? Contactez-moi si vous souhaitez visiter la ville avec un guide en visite privée — et je vous garantis d’entendre de la cornemuse bien forte sur le Royal Mile pendant le tour et avec du monde aussi !
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Oubliez Noël : place à Hogmanay!

30/12/2025

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Hogmanay est la célébration du passage à la nouvelle année uniquement en Ecosse ! Mais pourquoi ce nom et pourquoi les écossais ont fait de la fin d’année une fête immense qui rassemble des milliers de personnes dans les rues d’Édimbourg et sur plusieurs jours, avec feux d’artifice, musiques et traditions comme le first footing?

Le mot même Hogmanay a une origine incertaine, pouvant venir du français, du gaélique ou des langues nordiques. Les feux d’artifice et les défilés aux flambeaux (hier à Edimbourg) rappellent les anciennes fêtes païennes des temps vikings. On allumait des feux de joie et lançait des torches. Les peaux animales enflammées produisaient une fumée censée chasser les mauvais esprits ; ce bâton fumant était appelé un Hogmanay. Du côté français, selon les experts, le nom apparut à l’époque de Marie Stuart au 16ᵉ siècle : les cadeaux offerts le soir du Nouvel An étaient appelés ‘hoguignets’ en Normandie…

L’interdiction de Noël pendant 400 ans !
Il existe des raisons historiques et assez incroyables pour cet engouement. Noël a été interdit en Écosse, puis dans toute la Grande-Bretagne, au 17ᵉ siècle car c’était jugée trop indulgent et lié au catholicisme.

Boire, danser, trop manger, offrir des cadeaux et chanter étaient tout simplement interdits. Le changement n’est arrivé qu’au 19ᵉ siècle lorsque les victoriens anglais ont progressivement recommencé à célébrer Noël.

Mais les Écossais avaient fait quelque chose que personne d’autre en Grande-Bretagne ne faisait : ils avaient tout simplement déplacé les festivités à la semaine suivante lorsque le calendrier marquait le changement d’année — sans lien avec le calendrier chrétien et donc en dehors du contrôle de l’Église protestante puritaine et austère.

Hogmanay est ainsi devenu la grande fête de l’hiver du Nouvel An et qui est d’ailleurs souvent plus attendue et célébrée par beaucoup d’écossais surtout que le jour de Noël n’est devenu jour férié en Écosse qu’en 1958 !!!

Tous dehors !
Jusqu’au milieu du 20ᵉ siècle, des rassemblements informels avaient lieu à travers toute l’Écosse dans les centres-villes.

A Édimbourg les célébrations avaient lieu à l’extérieur de l’église du Tron sur le Royal Mile. Les habitants de la capitale se réunissait après 22h lorsque les pubs fermaient et profitaient d’un carry-oot (boissons à emporter) jusqu’après minuit.
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 Lorsque les  pubs et clubs ont commencer à rester ouverts après minuit dans les années 70 et 80, la tradition de se rassembler à l’extérieur a un peu disparu en Écosse sauf qu’à Édimbourg, on a continué célébrer dehors avec un festival professionnel aujourd’hui organisé sur trois jours — spectacles de rue, marchés et concerts — qui culmine avec une immense fête de rue sur Princes Street et un feu d’artifice tiré du château et qui attire des visiteurs du monde entier.

En 1996, Hogmanay à Edimbourg a été reconnue par le Guinness Book of Records comme la plus grande fête du Nouvel An au monde, avec plus de 300 000 participants, ce qui a d’ailleurs conduit à la mise en place d’un système de billetterie payante les années suivantes.
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Le First Footing
Mais heureusement certaines traditions subsistent encore, notamment le first-footing selon lequel la première personne à entrer dans une maison après minuit est considérée comme un porte-bonheur apportant avec lui des cadeaux symboliques :
  • du charbon (pour la chaleur)
  • des sablés ou un black bun (pour la nourriture)
  • du sel (pour la saveur)
  • une pièce de monnaie (pour la prospérité)
  • un petit dram de whisky (pour la bonne humeur)

Pour garantir la chance, cette personne devrait être un homme grand aux cheveux foncés et cette préférence viendrait de l’époque viking : voir arriver un grand blond armé d’une hache sur le pas de sa porte annonçait rarement une bonne année !

Auld Lang Syne et feux d'artifice
Juste après minuit, il est traditionnel de chanter Auld Lang Syne de Robert Burns en  se tennant la main en un grand cercle (souvent en croisant les bras pour le dernier couplet) afin de dire adieu à l’année écoulée — une tradition désormais répandue dans le monde entier, mais fondamentalement écossaise.

La chanson a été traduite en français en 1920 par Jacques Sevin, l’un des fondateurs des Scouts de France et c’est la fameuse ‘Ce n’est qu’un au au-revoir mes frères’ !  

Et cette année alors ?
L’année dernière, la street party a été annulée à cause du mauvais temps, mais cette année, le soleil est au rendez-vous d’après met office sauf que les températures ont un peu chuté ces jours-ci.

Pour ma part, je vais certainement aller chez des amis et regarder le feu d’artifice depuis le parc des Meadows,  Arthur’s Seat  comme des milliers d’habitants d’Édimbourg qui sont trop frileux (ou trop âgés!) pour affronter la foule sur Princes Street.

Alors que vous célébrez la Saint-Sylvestre chez vous bien au chaud ou que vous soyez déjà à Édimbourg ou quelque part en Ecosse, surtout profitez-en bien et bonne année 2026 !
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Et pour les amateurs de whisky : Hogmanay ne sera pas complet sans un petit dram (et qui est bien pratique pour se réchauffer) !

Si vous souhaitez en apprendre davantage et découvrir la ville lors d’une visite guidée à pied, je me ferai un immense plaisir de vous accompagner ! ​
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Le chloroforme, Sir James Young Simpson et la reine Victoria

19/12/2025

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J’ai fait une visite avec une sage-femme de Belgique cette semaine et parler des femmes, de la naissance et des pratiques obstétricales à Edimbourg est presque un incontournable (et pour moi un vrai plaisir, ayant tellement aimé devenir maman en Écosse, et il y a 3 sage-femmes dans ma famille !)

Parlons donc de Sir James Young Simpson. Il y a une plaque avec son nom dans St Giles et une statue dans les jardins de Princes Street. Le service de maternité de l’hôpital général s’appelle aussi Simpson ! Alors qu’a-t-il bien pu faire ?

Simpson était professeur d’obstétrique à l’université d’Édimbourg au milieu du 19ᵉ siècle. À une époque où accoucher — ou être opéré — signifiait presque toujours souffrir, il s’intéresse à l’anesthésie.

Après quelques expériences pour le moins douteuses sur lui-même et amis, il s’arrête sur le chloroforme qui est très vite utilisé en Écosse. Mais ailleurs, la méfiance est grande. Il faut attendre une patiente très particulière — et même extraordinaire — pour que le chloroforme s’impose en Angleterre… et dans le reste du monde.

En 1853, la reine Victoria est enceinte de son huitième enfant, qui deviendra le prince Léopold.
L’accouchement s’annonce difficile et les conversations entre médecins fusent dans les couloirs de Buckingam Palace.

Donner du chloroforme à la reine ? C’est trop nouveau… (et cela vient d’Écosse). Et si quelque chose se passe mal ? Pour l’enfant ? Pour la reine ? Pour la carrière de l’obstétricien royal ??

Le dilemme est grand. Alors la reine prend les devants et déclare : 
"Chers gentlemen, ce n’est pas vous mais NOUS qui allons avoir ce bébé, et NOUS aurons du chloroforme !"

On administre une dose. La reine s’endort. Quelques minutes plus tard, le prince Léopold naît.
Et une révolution médicale commence. Le chloroforme s’impose d’abord en obstétrique, puis en chirurgie.

Le chloroforme sera plus tard remplacé par des substances moins toxiques, mais il est difficile de nier l’héritage laissé par ce médecin écossais audacieux qui mérite largement sa maternité, sa statue et tous les honneurs qui lui sont rendus. (Et il inventa aussi les forceps!)
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Voyage à travers les liens entre l’Écosse, la France… mais aussi la Belgique et la Suisse

28/11/2025

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Lorsque vous visiterez Édimbourg et l’Écosse, vous remarquerez très vite une chose : vous serez très bien accueillis. On peut même dire qu’il existe un certain attachement pour les francophones — pour la langue française et nos accents (c’est d’ailleurs pourquoi j’ai décidé de ne jamais perdre le mien :) — attachement qui trouve ses racines dans la longue et grande histoire entre l’Écosse et la France : la plus vieille alliance militaire et diplomatique du monde, une reine commune, mais aussi d’autres liens moins connus et parfois surprenants. On les découvre à Édimbourg au détour d'un lieu, d'un nom, en visitant son château, son palais ou d’autres lieux chargés d’histoire, et où la Belgique et la Suisse sont également à l’honneur !

La Auld Alliance à l'origine du mur défensif de la ville

La vielle (Auld) alliance est un ancien traité militaire et diplomatique conclu en 1295 entre la France et l’Écosse. Charles de Gaulle visita Edimbourg en 1942 et la décrivit comme « la plus vieille alliance du monde », affirmant que jamais un peuple ne s’était montré plus généreux que les Écossais envers la France.

Selon l’accord, si l’un des deux pays était attaqué par l’Angleterre, l’autre devait intervenir pour diviser les forces anglaises. Des soldats écossais combattirent en France, et l’Écosse honora l’alliance en envahissant l’Angleterre en 1513 et qui se termina tragiquement à la bataille de Flodden : plus de 15 000 Écossais périrent dont le roi Jacques IV.

Le lendemain de la bataille, redoutant une invasion anglaise, les habitants d’Édimbourg commencèrent le Flodden Wall, le mur défensif de la ville. On mit 60 ans à construit le mur et on raconte qu'il fut au début construit par les femmes et les enfants car la ville manquait cruellement d'hommes. On peut encore en voir des sections de l'ancien mur notamment dans la Vennel, au-dessus de Grassmarket ou dans le cimetière de Greyfriars.

Les meilleurs vins de Bordeaux à Édimbourg !

Grâce à la vieille alliance, les écossais bénéficièrent d’un accès privilégié aux vins de Bordeaux — le claret. Les cargaisons arrivaient directement au port de Leith. Après l’Union avec l’Angleterre en 1707, les Écossais contournaient les nouvelles taxes imposées pour importer ce précieux vin, la boisson des classes privilégiées et qui coulait à flot dans les réceptions et sociétés d’Édimbourg. 

Mary Stuart : reine commune

Reine d’Écosse à neuf mois, Marie Stuart fut envoyée en France à l’âge de cinq ans pour y être élevée à la cour d’Henri II et de Catherine de Médicis. Elle épouse François II à l'âge de 15 ans et devint reine consort de France à 16 ans mais son règne en France s'arrête brutalement avec la mort de Francois deux ans plus tard. Mary revient en Ecosse et règnera pendant 7 ans d'Edimbourg au Château mais surtout au Palais d’Holyrood où elle passa une grande partie de son temps et où elle a vécu plusieurs de ses plus grands drames avant son abdication forcée. 

L’hôpital d'Édimbourg ou la petite France

L'hôpital d'Édimbourg - le Royal Infirmary -  est surnommé Little France car c'est l'ancienne zone d’installation de nombreux membres de l’entourage de Marie Stuart après son séjour à Craigmillar Castle, qu’elle appréciait particulièrement. 

La plupart des enfants d’Édimbourg naissent à Little France — et j’aime penser que mes deux enfants sont nés dans une « Petite France » en Écosse !

Vous ne visiterez  pas Little France (sauf en cas de pépin… ce que je ne vous souhaite pas), mais vous pouvez vous promener autour de l’ancien hôpital près du parc des Meadows au sud de la Vieille Ville rénové en appartements luxueux et dont le bâtiment principal est magnifique et fait aujourd'hui parti de l'université d'Edimbourg.

Un roi de France en exil au Palais  d'Holyrood

Retour au Palais avec la surprenant histoire du comte d’Artois, frère de Louis XVI et futur roi Charles X (règne 1824–1830)  qui fut le deuxième résident royal le plus long de Holyrood Palace  ! Il y vécut sept ans avec sa maîtresse Louise de Polastron, après avoir fui la Révolution française et pour se protéger des poursuites judiciaires utilisant le statut de sanctuaire du Palais pour échapper à ses créanciers. Près de trente ans plus tard, il revint à Holyrood comme roi détrôné, après la Seconde Révolution française de 1830, et y resta encore deux ans. 

Un meurtrier français et les Cévennes inspire les oeuvres de Robert Louis Stevenson

Eugène Marie Chantrelle originaire de Nantes s’installe à Édimbourg dans les années 1860. Devenu professeur de français, il commence une relation avec l’une de ses élèves, Elizabeth Dyer, alors âgée de quinze ans. Ils se marient plus tard et auront quatre enfants. Mais la vie d’Elizabeth est un cauchemar : violences, alcoolisme, menaces dont celle, répétée, de l’empoisonner.

En 1877, Eugène souscrit une assurance-vie en cas de « mort accidentelle » et le 1ᵉʳ janvier 1878, Elizabeth est retrouvée inconsciente près d’un tuyau de gaz cassé et elle meurt. Soupçonné d’avoir drogué sa femme avant de simuler une fuite de gaz, il est arrêté après les funérailles et son procès passionne le public : menaces révélées, maîtrise des poisons, mise en scène maladroite… Il est reconnu coupable et pendu à Edimbourg le 31 mai 1878.

Parmi les spectateurs se trouve un jeune Robert Louis Stevenson auteur de L’Ile au Trésor mais aussi de l’Étrange Cas  du Docteur Jekyll et de Mister Hyde. Stevenson s'est inspiré d'un marchant de meubles - Deacon Brodie -  mais on pense qu'il s’inspira également  de Chantrelle pour la partie double et terrifiante. 

Dans les années 1870, Stevenson partit en France pour raisons de santé et traversa les Cévennes avec un âne. Il en tira Voyage avec un âne dans les Cévennes. Aujourd’hui, son itinéraire est devenu un sentier de randonnée de 225 km, le Chemin de Stevenson.

Mons Meg, la star belge du Château d’Édimbourg

L’un des objets les plus célèbres du Château d’Édimbourg  est le gigantesque canon Mons Meg qui fut fabriqué à Mons en Belgique (dont son nom!). Il a été offert au roi d'Ecosse Jacques II en 1457 et il pouvait tirer des boulets de 150 à 200 kg ! Mais trop lourd  pour être vraiment utile pendant les guerres, il servit surtout lors de fêtes et de célébrations jusqu’en 1681 où son canon éclata. Emmené à Londres pour des réparations, il y resta des décennies avant que les Écossais n’obtiennent son retour en 1829. Il repose aujourd'hui sur les remparts du château veillant sur la ville.

La géologie moderne : un écossais et un suisse

James Hutton écossais d’Édimbourg est considéré comme le père de la géologie moderne, après avoir étudié les roches écossaises notamment sur Arthur’s Seat mais c’est un scientifique suisse, Jean-André Deluc, qui a joué un rôle crucial dans la reconnaissance internationale de cette science : après avoir visité l’Écosse, lu Hutton et observé les formations rocheuses, il valide publiquement ses conclusions. Grâce à lui, la révolution géologique écossaise conquiert l’Europe scientifique.

La Réforme : John Knox à Genève

John Knox, réformateur écossais et père de l’Église d'Ecosse protestante vécut plusieurs années a Genève ou il prêcha, étudia, et fut surtout profondément guidé et influencé  par Jean Calvin qu'il rencontra dans les années 1550. John Knox qualifia meme Genève de « la plus parfaite école du Christ depuis les jours des apôtres ». Aujourd'hui, John Knox est honoré dans les deux villes. On retrouve sa statue dans l'Assembly Hall sur le Mound à Edimbourg ainsi qu'à Genève sur le Monument international de la Réformation, généralement connu sous le nom de Mur des réformateurs. 

Si vous souhaitez en apprendre davantage et découvrir la ville lors d’une visite guidée à pied, je me ferai un immense plaisir de vous accompagner ! 
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Blasphème ! L’histoire du pauvre Thomas Aikenhead

20/11/2025

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L’une de mes histoires sur les habitants d’Édimbourg que j’ai rarement l’occasion de raconter pendant mes visites, mais qui reflète si bien le 17ᵉ siècle — un monde très religieux et parfois cruel — et où même le temps écossais joue un rôle d'importance! 

En 1696, un soir d’août, un étudiant en médecine de 20 ans traverse le Royal Mile avec des amis. En frissonnant, il plaisante : « Je préférerais être en enfer… au moins il ferait plus chaud ! » Une blague anodine pour nous… mais dans l’Édimbourg du 17ᵉ siècle, elle pouvait coûter la vie.

Thomas Aikenhead est un lecteur passionné. À l’université, il dévore Descartes, Spinoza ou encore les livres « dangereux » que les autorités religieuses tentent d’interdir. Comme beaucoup d’étudiants, il passe ses soirées dans les cafés et tavernes, discutant librement — et parfois trop !

Un camarade le dénonce. On l’accuse d’avoir traité la théologie de « tissu d’absurdités », d’avoir qualifié l’Ancien Testament de « fables d’Esdras », d’avoir rejeté la Trinité et ridiculisé les Écritures.

Arrêté puis enfermé au Tolbooth (la prison de la ville), Thomas pense d’abord risquer un simple blâme : la loi de 1695 prévoit seulement la prison pour une première offense. Mais une loi plus ancienne, celle de 1661, permet encore la peine de mort.

Le 23 décembre, veille de Noël 1696, il passe en jugement. Cinq « amis » témoignent contre lui. Sans avocat et face au redoutable Lord Advocate Sir James Stewart, il est condamné à mort.

Il supplie de prendre en compte son jeune âge. En vain. Deux ministres plaidèrent timidement pour lui, mais l’Église d’Écosse, qui aurait pu intercéder en sa faveur, resta silencieuse.

Le matin du 8 janvier 1697, Thomas écrit une dernière lettre où il affirme que chaque être humain porte en lui « une soif insatiable de vérité ». À 14 h, escorté sur la route glaciale vers Leith, il monte sur l’échelle du gibet. Il devient la dernière personne au Royaume-Uni  exécuté pour blasphème.

Ironie de l’histoire :  le redoutable Lord Advocate James Stewart habitait dans la close qui porte aujourd’hui son nom— Advocate’s Close et ou vous pouvez admirer l’une des plus belles vues sur le Scott Monument, érigé en l’honneur de écrivain Sir Walter Scott, un géant littéraire du 18ᵉ siècle des Lumières, symbole d’une Écosse bien plus ouverte à la raison et au débat.

Il fait particulièrement froid cette semaine alors restez bien au chaud… et ne vous plaignez pas trop du temps !
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Saunas en Ecosse

16/11/2025

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La tendance des saunas au bord des plages ou des lochs a vraiment explosé en Écosse : le mélange chaleur + nature + bain froid est-il ou a t-il été au programme de vos vacances ?
Si vous êtes tentés, on en trouve partout et voici une petite liste sur Skye, à Glencoe, autour d’Oban … et bien sur Édimbourg.

Photo prise ce matin à Rowerdennan sur le Loch Lomond (2h d'Edimbourg et 1h de Glasgow).

Skye
  • Skye Sauna (Loch Snizort)
  • Coral Beach Sauna (près de Dunvegan)
  • Broadford Shores Sauna (Broadford)
Glencoe
  • Glencoe Kayak & Sauna (loch + montagnes)
  • Loch Leven Sauna (Loch Leven, Glencoe)

Oban
  • Oban Mobile Sauna (Ganavan Sands)
  • Seil Island Shore Sauna (île de Seil)
  • Kerrera Coastal Sauna (île de Kerrera)

Édimbourg
  • Soul Water Saunas (Portobello & Granton)
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Sous nos pieds, l'histoire d'Edimbourg

7/11/2025

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Il existe - disséminés dans les pavés de la Vieille Ville - des fragments de son histoire. Suivez-moi pour une petite promenade dans le temps et le long du Royal Mile pour découvrir ces pages du passé souvent indiquées par des petites plaques en laiton.
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Le poids du commerce
Tout en haut, au rond-point, devant la haute église aux volets rouges, se trouvait la Maison de pesée. Les marchands d’Édimbourg vendaient librement, mais ceux venus de la
campagne devaient payer un droit. C’est au Lawnmarket (« terre » en écossais) que se rassemblaient les vendeurs de tissus et d’étoffes. Les marchés de viande et de poisson étaient relégués plus bas, là où les ruelles permettaient un meilleur drainage.

Les exécutions publiques
En face de la statue de David Hume, un « H » en laiton marque l’emplacement des anciennes potences. C’est ici que furent exécutés plusieurs criminels célèbres, dont Deacon Brodie, qui inspira Dr. Jekyll et Mr. Hyde, et George Bryce, dernier homme pendu publiquement en 1864.

Le cœur de la ville
À côté de St Giles’ High Kirk se trouvait l’ancien Tollbooth – hôtel de ville, prison et lieu d’exécution redouté. À l’endroit exact de sa
porte, les pavés dessinent aujourd’hui le Heart of Midlothian . Ça arrive moins souvent qu'avant mais les Écossais perpétuent la tradition de cracher sur le cœur en signe de défi envers les anciennes autorités.

Le poste de garde
Au milieu du Royal Mile, près de l’église du Tron, un rectangle en pavés de laiton marque les limites de l’ancien poste de garde
municipal. À l’extérieur se trouvait un cheval de bois où l’on attachait les petits délinquants pour les humilier publiquement.

La fin du monde
Près du pub The World’s End et la close du même nom, se trouve l’emplacement de l’ancienne porte principale de la ville. Les habitants les plus pauvres, ne pouvant payer le droit de passage, ne franchissaient pas cette frontière et ne sont donc jamais sortis d’Édimbourg. Pour eux, c’était bien la fin du monde.

Le sanctuaire de Holyrood
Tout en bas du Royal Mile, en face du Palais de Holyrood et des ruines de l’abbaye, deux lettres « S » en laiton incrustées dans les pavés rappellent l’existence du sanctuaire. Les personnes accablées de dettes pouvaient s’y réfugier pour échapper à la justice à condition de ne jamais franchir les limites du sanctuaire, qui s’étendait d’Arthur’s Seat jusqu’au village de Duddingston.

Alors la prochaine fois que vous descendrez le Royal Mile, levez les yeux pour admirer les façades… Mais regardez aussi bien sous vos pieds .

Et pour plus d'histoires, contactez moi pour un visite guidée - rien que vous et moi - à votre rythme, à petit prix et avec une guide passionnée à vos côtés.

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Pubs et musique à Édimbourg

3/11/2025

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Voici des bons pubs sur Édimbourg pour boire un verre, dîner, et écouter de la musique traditionnelle. Bien sûr, cette sélection est totalement subjective — mais après plus de 25 ans à vivre à Édimbourg, j’ai eu le temps d’en tester quelques-uns (et de les approuver!)

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗱𝗶̂𝗻𝗲𝗿 : 𝗽𝘂𝗯𝘀 𝗺𝗼𝗱𝗲𝗿𝗻𝗲𝘀 𝗼𝘂 𝗰𝗹𝗮𝘀𝘀𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀
Si vous cherchez un endroit dans la vieille ville où bien diner dans une ambiance typiquement écossaise, voici mes addresses :
  • Le Doric, en bas de Cockburn Street — un classique. Montez à l’étage pour le restaurant (pensez à réserver).
  • The Devil’s Advocate, caché dans Advocate Close — cuisine moderne, ambiance chaleureuse et une carte de whiskys impressionnante.
  • La Tolbooth Tavern, vers le bas du Royal Mile — un pub traditionnel ou l'on y mange et l'on s'y sent bien...malgré les cris des fantômes...
  • Et si vous êtes près de la Nouvelle Ville et vous préférez une atmosphère un peu plus élégante, direction le Guilford Arms ou le Café Royal, juste à côté de Princes Street. Ces deux institutions ont des airs de brasseries parisiennes: miroirs, boiseries, dorures aux plafonds...
𝗣𝗼𝘂𝗿 𝘂𝗻 𝗮𝗶𝗿 𝗱𝗲 𝗺𝘂𝘀𝗶𝗾𝘂𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲 (𝗲𝘁 𝘂𝗻 𝗯𝗼𝗻 𝘃𝗲𝗿𝗿𝗲)
Comme certains le savent, j’adore la musique traditionnelle 'folk' surtout les sessions où des musiciens pros et semi-pros se retrouvent autour d’un verre pour jouer ensemble et en faire profiter tout le monde dans la salle! Voici mes favoris :
  • Sandy’s Bell, près du cimetière de Greyfriars — une petite institution ici !
  • The Ensign Ewart, sur le Royal Mile, juste à côté du château — aussi petit mais vraiment authentique.
  • The Black Cat, sur Rose Street, dans la Nouvelle Ville — ambiance jeune et conviviale avec toujours de très bons musiciens surtout leur session du dimanche.
  • Biddy Mulligans, sur Grassmarket — animé et festif, parfait pour finir la soirée.
Attention les moins de 18 ans ne sont pas toujours autorisés à entrer dans les pubs même pour diner alors vérifiez avant d’y aller en famille.

Et puis surtout, le meilleur pub sera souvent celui du quartier où vous logez ou celui qui surgira au coin d’une rue pendant vos balades.

Ajoutez vos suggestions dans un commentaire, il y a toujours de nouvelles pépites à découvrir!
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Et si la rue la plus jolie de la ville cachait la maison la plus hantée ?

29/10/2025

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Halloween approche à grands pas — et quand le voile entre les mondes s’affine - on a tous envie de découvrir des histoires de fantômes, de légendes sombres ou de sorcières surtout à Edimbourg... Voici l’histoire d’un frère et d’une sœur, sorciers au destin tragique et dont la maison serait encore aujourd’hui l’une des plus hantées de la ville (si si).

L’histoire se passe en 1670.
Thomas Weir vivait avec sa sœur ainée Jean tout près du Royal Mile.
Aucun des deux n’était marié et on les considérait comme un couple étrange. Jean, en particulier, était souvent surnommée ‘Grizel’, tandis que Thomas, ancien capitaine de la garde municipale, était un prêcheur zélé qui aimait prononcer des sermons anti-catholiques improvisés devant de petites foules et lui valait le surnom ‘Angelic Thomas’.

Mais un jour, au lieu d’un sermon, il se mit à confesser publiquement une vie entière de crimes odieux et de pactes avec le diable, qu’il aurait même invité chez lui et où Jean et lui le divertissaient avec de la nourriture et des danses. D’autres aveux obscènes suivirent, notamment des confessions de bestialité et la confirmation des rumeurs locales selon lesquelles lui et Jean entretenaient une relation contre nature

Thomas fut immédiatement arrêté, et peu après sa sœur, qui confirma ses aveux. Ils furent jugés pour sorcellerie et bien entendu reconnu coupable et condamné à mort.
Jean fut pendue sur Grassmarket, où elle décida d’affronter la mort en se déshabillant complètement alors qu’elle montait les marches menant à la potence…

La veille de son exécution, Thomas se vit offrir une dernière chance de faire la paix avec Dieu. Il refusa, déclarant : ‘J’ai vécu comme une bête, je dois mourir comme une bête !’ Il fut étranglé puis brûlé comme beaucoup de sorciers.eres à cette époque.

On raconte que personne n’habita la maison des Weir pendant plus de deux siècles, effrayé par les phénomènes surnaturels habituels — lumières étranges, bruits, portes qui s’ouvrent et se ferment — ainsi que par l’effet décrit de manière troublante : monter les escaliers tout en ayant l’impression de descendre…

On pensait que la maison avait disparu lorsque le quartier fut réaménagé pour devenir Victoria Street dans les années 1830.

Mais des fouilles archéologiques récentes ont révélé que certaines parties de la maison sont restées intactes, cachées à l’intérieur des bâtiments environnants.

Alors, que vous croyiez à ce genre d’histoires ou non, vous êtes sans doute déjà passés — ou passerez — devant la si jolie Victoria Street, colorée à souhait… et en levant les yeux de la rue, ou en passant devant le petit escalier qui mene au Royal Mile, vous passerait devant le Quaker Meeting House (lieu de culte des Quakers) ou se trouvait la maison des Weir et où leur esprit rôde encore…
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Regardez les photos pour découvrir où tout cela s’est passé… et se passe peut-être encore.
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Happy Halloween
Source : adapté d’Edinburgh Expert Walking Tours.
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